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  • Hellora la guérisseuse

    Tout récemment, je me suis acheté un superbe ultrabook IdeaPad Yoga 13 de marque Lenovo.Pour des raisons que nous allons voir plus loin, j’ai baptisé cette machine Hellora, un personnage imaginaire de ma conception. Je prévois écrire un article qui traitera davantage des aspects et problèmes techniques de la machine. Ici je vais me concentrer sur les raisons de mon achat, ce que je vais pouvoir en faire et l’origine du nom que j’ai donné à l’ordinateur.

    Pourquoi Hellora?

    Chaque machine que je possède se voit attribuée d’un nom de ma création. Je m’interdis formellement de modifier ce nom par la suite. C’est une coutume que j’ai depuis des années. Le nom est parfois arbitraire mais résulte souvent d’une combinaison de raisonnements qu’il m’est difficile, parfois impossible, à communiquer entièrement.

    Hellora est un personnage fictif dans mes mondes imaginaires. Aussi appelée Eiluj par les anciens des cavernes du nord, elle règne sur Mirebo en déesse souveraine. Mirebo est un monde stérile dominé par des lacs de lave, à proximité interdimensionnelle de Taowa, mon univers Minecraft. Les peuples du nord vénèrent Hellora à un tel point qu’ils ont risqué leur vie pour enchâsser un temple à son effigie dans un lac de lave! À noter que mon personnage dans Minecraft n’a pas encore trouvé le temple, seulement l’accès à Mirebo par un livre de liaison.

    Certains disent que la déesse possède un pouvoir de séduction tel que toute personne qui tombe sous son charme acquiert des pouvoirs surnaturels: régénération, transformation temporaire en être d’énergie, télépathie, etc. On dit que c’est grâce à ces pouvoirs que les bâtisseurs du temple ont acquis la résistance au feu nécessaire pour la construction. Malheureusement, les pouvoirs vont et viennent au gré des caprices et humeurs d’Hellora, qui décide parfois de laisser en plan ses pauvres fidèles, se retirant dans un lieu connu d’elle seule. Plusieurs sont morts dans la lave, ayant brusquement perdu leur résistance au feu!

    Le tactile de la tablette ou la versatilité d’un PC? Faut-il VRAIMENT choisir, ça fait trop mal!

    J’ai à maintes reprises eu des difficultés avec ma tablette Android TF101 d’Asus, car je tentais de m’en servir pour écrire à l’aide d’un clavier externe Bluetooth. Les logiciels installés ne satisfaisaient pas tout à fait la demande et souvent, il me fallait traiter les documents tapés sur la tablette pour les utiliser sur l’ordinateur. Par exemple, je ne pouvais pas taper certaines touches avec le clavier, en particulier \, à moins de sacrifier les accents!

    J’avais aussi de plus en plus de problèmes de performance: des applications nécessitant plusieurs secondes pour démarrer et plantant sans raison valable, un ralentissement marqué pendant l’installation de mises à jour et la navigation sur Internet qui fonctionnait parfois, parfois pas. La lecture de vidéos YouTube fonctionnait parfois tandis que d’autres, elle stoppait pendant plusieurs secondes, repartait une seconde ou deux, puis bloquait encore. Sur PC, tout était OK!

    Une autre fois, je voulais télécharger des vidéos depuis YouTube et les écouter en chemin vers la Mauricie. Cela me fut impossible sans utiliser un ordinateur PC pour ensuite copier du stock sur la tablette. J’ai passé tellement de temps à chercher une solution que je n’ai pas pu télécharger toutes les vidéos!

    Plusieurs opérations sur Android exigent une application qui n’est pas gratuite. Par exemple, pour faire du traitement de texte, il faut débourser au moins 30$ tandis que sur PC, on a LibreOffice. Juste trouver un éditeur de texte gratuit a été difficile. Je voulais aussi disposer de logiciels de synthétiseurs, mais tout ce que j’obtins, ce furent de pâles copies des produits sur PC ou des logiciels contrôlant très partiellement des applications PC qu’il fallait en plus payer.

    Plus je me heurtais à des difficultés du genre, plus j’avais l’impression qu’il me fallait un laptop et non une tablette. Mais le laptop possède une grosse limitation: le maudit pavé tactile. L’écran est souvent trop petit pour que je puisse utiliser une souris efficacement et c’est pire encore avec le pavé qu’une vraie souris!

    Mais il existait une solution: laptop avec écran tactile. Je suis allé avec un ultrabook tant qu’à faire, car la machine serait plus légère.

    Pourquoi le Yoga 13 de Lenovo?

    Ma première idée était d’y aller avec un XPS12 de Dell. L’écran de cet appareil peut se retourner de façon à le transformer en tablette. Étant employé de Nuance, je pensais disposer de rabais sur les systèmes Dell. Malheureusement, quand j’ai cherché les coordonnées pour accéder au programme, je n’ai rien trouvé à part des informations pour les employés aux États-Unis. Mais je suis tombé sur une analyse d’un employé qui n’aimait pas du tout les Dell fournis par la compagnie: système audio mauvais, le clavier qui ne fonctionne pas très bien, le pavé tactile qui n’est pas génial, etc. Je ne peux citer cette analyse, car elle réside sur le site interne de la compagnie.

    Son coup de coeur, le ThinkPad X1 Carbon de Lenovo, m’a séduit aussi. Il était super beau, ce laptop, tout en fibre de carbone, avec un clavier à l’apparence robuste et agréable à utiliser. J’eus tôt fait de trouver un modèle équipé d’un écran tactile, ce qui me ravit au plus haut point.

    Mais le X1 est plutôt coûteux et la plupart des modèles viennent avec 4Go de mémoire plutôt que 8Go. Je souhaitais installer Live 9.1 d’Ableton sur la machine, si bien que 8Go, ce serait mieux. Mettre à niveau la mémoire est certes possible, mais cela demande de démonter la machine, ce qui n’est pas super plaisant quand on vient de l’acheter et on ne sait pas trop comment s’y prendre sans la casser!

    Au fil de mes recherches, j’ai découvert l’IdeaPad Yoga 13 de la même compagnie, qui semblait plus adapté à mes besoins. La machine, transformable en tablette, me permettrait de lire et regarder des vidéos YouTube mais aussi d’écrire, naviguer sur Internet et (tenter de) faire de la musique.

    C’est en fin de compte pour le Yoga 13 que j’ai opté. Trouver un modèle avec 8Go de mémoire a demandé un peu de recherche, mais je l’ai eu et en suis bien content.

    Que vais-je faire avec cette machine?

    Ce laptop ne va pas remplacer mon ordinateur de table, le Drake, mais plutôt le complémenter. Je prévois m’en servir pour écrire dehors cet été. Ce sera une machine très utile quand j’irai chez mes parents ou en Mauricie, pour écrire, lire un peu ou même jouer à Minecraft quand il y a du wi-fi bien entendu. À condition de la brancher à des écouteurs ou à un système de sons, je pourrai même faire un peu de musique avec ça!

    La machine peut aussi accomplir pas mal tout ce que ma tablette Android fait, en mieux. Je peux y installer des jeux qui mettent l’écran tactile à profit. Je peux écouter des vidéos sur YouTube ou des films copiés sur l’ordinateur. Je pourrai m’en servir pour écouter de la musique pendant un long voyage.

    Cette année, j’aurai la chance d’assister à la conférence NRC organisée par Nuance. Le laptop de la compagnie, trop gros et trop lourd, je prévois le laisser au Canada et emporter plutôt ma jolie petite bête de Lenovo!

    La machine peut également servir à me dépanner pour des cas où A.R.D.-NAS, mon HTPC, ne fait pas le travail. Plutôt qu’installer Windows sur mon HTPC, qui exécute Ubuntu depuis le début, je pourrai tout simplement brancher l’ultrabook dans un port HDMI de ma TV et la sortie audio dans le système de sons pour faire jouer un fichier lisible seulement sous Windows, utiliser un site comme tout.tv ne fonctionnant pas bien sous Ubuntu, etc. Si jamais le transfert de disques blu-ray devenait un calvaire à rendre fou lors de chaque tentative, je pourrais migrer mon lecteur blu-ray dans un boîtier externe et le brancher à mon ultrabook, pour pouvoir lire le contenu avec un logiciel sous Windows.

    Donc Hellora va protéger mon HTPC d’un formatage complet destiné à une migration vers Windows.  Ce formatage mettrait à risque mes données, dont la taille a trop augmenté pour permettre une sauvegarde complète (il faudra télécharger le contenu manquant de nouveau et transférer ce que je peux depuis les DVD et blu-ray!). Bon éventuellement, il me faudrait me doter d’un système capable d’accueillir beaucoup de disques durs et dédoubler le stockage (RAID) pour une sécurité accrue, mais ça peut se faire plus tard.

    Hellora a eu un effet positif important: me guérir de la Macintite. Cet ultrabook possède quelque chose qu’aucun MacBook ne détient: l’écran tactile. Apple n’a pas visé juste: si elle avait mis sur le marché un MacBook Touch, j’aurais été séduit et aurais peut-être acheté ça malgré toute la misère noire.

  • Nouvel échec avec le Bureau à distance

    Ce matin, avant de commencer ma journée de travail chez moi, j’ai voulu donner une nouvelle chance au bureau à distance. Si cela fonctionne, ai-je pensé, je pourrais enfin cesser de transporter mon laptop du bureau à chez moi et vice versa. Le laptop pourrait rester au bureau et je pourrais y accéder en passant par le VPN et en utilisant le bureau à distance.

    Pour effectuer mon test, j’ai branché le laptop comme d’habitude: écran, réseau (très important!), alimentation électrique. Puis j’ai allumé mon ordinateur de table personnel, sous Ubuntu. De là, j’ai démarré l’application de bureau à distance offerte puis l’ai configurée pour se connecter à mon laptop. Par chance, la connexion par nom d’hôte fonctionna: MT-EBUIST2 permit d’atteindre la machine, sans avoir à transcrire une adresse IP comme j’ai eu à le faire ô combien de fois auparavant. Malheureusement, il y a eu un gros problème: ALT-TAB ne basculait pas entre les fenêtres de l’environnement Windows, se contentant de sortir de la fenêtre du bureau à distance. CTRL-ALT-flèches faisait de même, basculant de bureau sous Ubuntu. La touche Windows, plutôt qu’activer le menu Démarrer de Windows, faisait surgir le tableau de bord de Unity. C’est avec une profonde exaspération et un sentiment de déjà vu des plus choquants que je constatai qu’ENCORE, il fallait TOUT faire à la souris. On dirait que parce qu’Apple prône ce mode d’utilisation, toutes les autres plateformes vont suivre. C’est choquant et c’est une menace pour moi, parce que la maudite souris, ce n’est pas efficace du tout! Peut-être que ce sera l’écran tactile qui renversera la tendance, à voir.

    J’ai tenté ma chance sous Windows. Avec le client bureau à distance de Windows 8.1, j’ai eu plus de succès. ALT-TAB et la touche Windows fonctionnaient correctement. MAIS les touches CTRL-ALT-flèches ne faisaient RIEN: aucun moyen de basculer entre les bureaux virtuels créés par VirtuaWin, à moins peut-être de changer les touches de VirtuaWin et avoir des touches différentes sur mon laptop de Nuance, sur ma machine personnelle et sous Linux; ça n’en finit plus! Non désireux de faire ainsi, je suis revenu au setup habituel, branchant écran et clavier sur le laptop.

    Comme pour me punir d’avoir tenté cette expérience, la machine refusa de communiquer avec l’écran. Il me fallut débrancher et rebrancher plusieurs fois l’adaptateur mini-HDMI dans le laptop et le câble HDMI dans l’adaptateur. L’adaptateur mini HDMI est une trouvaille faite sur DealExtreme, alors ça se pouvait bien qu’il soit en cause. Mais ça a fini par fonctionner et la connexion est demeurée stable au courant de la journée. Bon, au pire j’aurais été choqué un peu et aurais branché ça en VGA, comme avec le vieux laptop! C’était loin d’être aussi problématique que le jour où le disque dur du laptop a pété pendant que j’étais chez moi.

  • Aero: une plaie pour certains déficients visuels sous Windows 7

    L’une des choses qui m’a le plus choqué quand j’ai essayé Windows Vista voilà quelques années a sans doute été le faible contraste entre les éléments sélectionnés dans un menu et ceux non sélectionnés. Cela rendait pratiquement impossible la navigation dans les menus avec le clavier. À tout moment, je perdais de vue quel élément était en surbrillance et devais soit recommencer la navigation depuis le début, soit utiliser le souris pour cliquer sur l’élément à activer. Combiné à d’autres problèmes, cela a fini par me forcer à supprimer Windows Vista.

    Eh bien, ce problème est revenu me hanter lorsque je suis passé à Windows 7. J’y ai perdu un nombre incalculable d’heures de frustrantes recherches sur Google sans trouver de réelle solution. La cause de ce problème est le nouveau gestionnaire de fenêtres Aero qui utilise un moteur de thèmes totalement différent de celui de Windows XP et, malheureusement, très difficile à personnaliser! Les couleurs, les caractères, les éléments graphiques, sont tous fixes et les modifier demande énormément d’efforts et d’ingénierie inverse.  Eh oui, il n’y a aucune documentation officielle au sujet du format de thèmes. Pire encore, les thèmes sont signés de telle sorte qu’en principe, seul Microsoft peut en fournir de nouveaux!

    Par chance, les choses se sont enfin améliorées sous Windows 8. Il est tentant de s’arrêter là et se dire qu’il suffit de mettre à jour vers Windows 8. C’est facile à dire pour une machine personnelle sur laquelle on a un contrôle total, mais il en va tout autrement dans une entreprise où tous les ordinateurs exécutent la même version de Windows!

    Alors voici les solutions que j’ai trouvées à cet épineux problème. Vous verrez, il n’y en a aucune de parfaite!

    1. Désactiver Aero en changeant l’affichage pour un des thèmes classiques. C’est bien entendu la solution la plus simple, mais c’est aussi la plus désagréable. Sans Aero, on n’a plus l’aperçu des fenêtres et la touche ALT-TAB se contente d’afficher de minuscules icônes plutôt que les aperçus des applications. Pire encore, on fait un saut de dix ans en arrière avec une apparence générale qui date non pas de Windows XP mais bien de Windows 2000! C’est choquant en soit et ce l’est mille fois plus quand on sait qu’on en est restreint à ça parce qu’on ne voit pas comme tous les autres.
    2. Installer un logiciel qui va dessiner par-dessus les bordures et menus de Windows pour leur donner un nouveau look. Le plus connu d’entre eux est sans nul doute WindowsBlind.  Ce logiciel permet certes de personnaliser un grand nombre d’aspects de l’affichage des fenêtres, menus, icônes, etc. Les coûts en performance qu’il impose sont sans doute minimes sur les machines modernes. En contrepartie, il n’est pas gratuit. Je pourrais certes me le procurer pour usage personnel, mais cela ne réglerait que le cas de ma machine chez moi qui, de toute façon, ne souffre plus de ce mal depuis que je l’ai mise à jour vers Windows 8. Une requête d’achat de WindowsBlind serait difficile à justifier auprès de mes employeurs quand il existe une solution simpliste consistant à désactiver Aero!
    3. La solution de la machine virtuelle, bien que radicale, est toujours une option. Je pourrais installer, sous VirtualBox, une distribution quelconque de Linux. Une copie d’Ubuntu dans un environnement VirtualBox m’affranchirait d’autres problèmes irritants comme les fichiers verrouillés par des applications récalcitrantes, mais elle imposerait un surcroît de travail pour la configuration et la maintenance d’un second environnement.
    4. Le thème Accessible Aero résoud presque parfaitement le problème! Malheureusement, l’appliquer est un véritable rituel de magie noire qui réussit parfois, parfois pas! En effet, depuis le Service Pack 1 de Windows 7, chaque application du thème a posé de nouveaux problèmes. Pire encore, si je passe vers le thème régulier, il arrive que je ne peux plus revenir vers le thème modifié!

    Dans cet article, je vais décrire ce que je sais de ce thème, comment je l’ai appliqué et quoi faire quand cela échoue.

    UXPatcher

    D’abord, le thème ne fonctionne pas par défaut, car il ne répond pas aux spécifications de Microsoft. Pour le rendre compatible, il faut patcher certaines bibliothèques DLL du système d’exploitation pour le laisser passer. Cela demande d’obtenir les privilèges d’administrateur et, comme toute patch qui se respecte, ce n’est en principe pas sans risque pour l’intégrité du système.

    Bon alors supposons que vous êtes administrateur. Alors installez UXTheme MultiPatcher. Celui fourni avec Accessible Aero s’est mis à moins bien fonctionner depuis le Service Pack 1. J’ai eu plus de chance avec un autre. Gardez une copie de l’exécutable; il va parfois falloir le réinstaller! Chaque installation et désinstallation demande un redémarrage du système, alors il va vous falloir vous armer de patience si vous ne possédez pas un SSD.

    La patch installée, on peut passer à l’étape suivante.

    Installation de Accessible Aero

    Cette étape est très simple. Il suffit de télécharger Accessible Aero et de suivre les instructions données. Cela consiste simplement à copier deux fichiers à des emplacements précis.  Encore une fois, les droits d’administrateur sont nécessaires pour écrire dans ces répertoires.

    La copie effectuée, il suffit en théorie de modifier le thème courant. Si tout va bien, Accessible Aero va apparaître dans la liste des thèmes et l’activer va donner un meilleur contraste entre les éléments de l’interface. Sinon, eh bien passez à la section suivante.

    Que faire en cas de problèmes

    Eh bien, il y en a eu des problèmes, et j’estime qu’il y en aura encore! Voici la liste de ceux que je connais.

    1. Si le thème Accessible Aero n’apparaît pas dans la liste des thèmes offerts, il faut vérifier encore et s’il est bien absent, eh bien il se peut que les fichiers aient été copiés au mauvais endroit. Jusqu’à présent, les choses ne sont pas allées plus loin dans cette direction. J’ai toujours réussi à voir le thème dans la liste.
    2. Si l’activation du thème semble désactiver Aero, passant au mode classique, c’est qu’il y a un problème avec UXTheme Patcher. Il semble que certaines mises à jour de Windows inhibent la patch. Il faut alors désinstaller et réinstaller UXTheme Patcher, puis prier pour que ça fonctionne à nouveau!
    3. Parfois, l’activation du thème fait en sorte que tous les caractères dans le menu Démarrer et l’Explorateur deviennent minuscules. Cela semble un bogue dans le thème en relation avec la mise à l’échelle. J’ai réussi à le contourner en désactivant la mise à l’échelle (Clique droit sur le Bureau, Personnalisation, Affichage, Standard à 100%). J’ai ensuite passé au thème Aero officiel, tenté en vain de réactiver Accessible Aero, été obligé de réinstaller UXTheme Patcher, activé Accessible Aero avec succès puis remis la mise à l’échelle à 150%. Croyez-moi, ça ne rend pas de bonne humeur faire ça au début d’une journée de travail! Mais au moins ça a fonctionné, alors ça a partiellement compensé pour la peine.
    4. Parfois, il peut arriver qu’on ait envie ou besoin de repasser au thème Aero usuel, pour faire des captures d’écran que l’on veut fidèles au look original de Windows ou pour impressionner un ami en lui montrant la différence entre les deux thèmes. Évitez cela, ça n’en vaut vraiment pas le coup, car il arrive plus souvent qu’autre chose qu’il sera impossible de revenir à Accessible Aero. Lorsque cela se produit, il faut encore réinstaller UXTheme Patcher!

    Bon, c’est tout, en espérant que je ne découvrirai pas de nouvelles failles et que surtout ça serve à quelques autres.

  • D’une petite recherche pour donner un coup de main vers la mort de mon serveur Minecraft

    Aujourd’hui, j’ai été victime d’une chaîne de bogues qui a mené à la paralysie de mon serveur Minecraft. Ce qui devait être une courte recherche personnelle a dégénéré en une série de problèmes qui n’en finissaient plus de s’enchaîner. Par chance, j’ai réussi à ressusciter ma machine et tout fonctionne maintenant correctement!

    Il y avait deux personnes que je pouvais tenter d’aider pour des problèmes d’ordinateur. L’une d’elle utilisait Windows si bien que j’ai investigué la possibilité d’établir une connexion via l’assistance à distance. Si la personne réussissait à démarrer l’application d’assistance intégrée à Windows, ai-je découvert, et si elle m’envoyait, par l’entremise de cette application, une invitation par courrier électronique, je pourrais accepter l’invitation et une connexion s’établirait entre ma machine et la sienne. De cette façon, je pourrais voir l’écran de la machine à examiner et établir un diagnostic préliminaire, voire même résoudre le problème sans avoir à me déplacer!

    Pour la deuxième personne, ce serait moins simple, car elle utilisait un Mac. Il m’est passé par la tête de recréer mon Hackintosh pour pouvoir tenter un partage de l’écran via iChat, mais j’ai eu trop de problèmes avec ce Hackintosh pour vouloir en arriver là. J’ai songé m’acheter un Mac Mini, la série la moins chère de la famille Macintosh d’Apple, pour remplacer le Salvator vieillissant dans le rôle de serveur Minecraft, pour établir cette liaison iChat et pour faire d’autres tests au besoin plus tard. Mais le coût de la machine pour les fonctionnalités que j’obtenais me dissuada d’emprunter cette voie. Pour le même prix, je pourrais me monter un Core i7 avec 16Go de mémoire et un SSD! J’ai examiné la possibilité de créer une instance Amazon EC2 que j’activerais de façon intermittente pour faire des tests, mais aucun résultat concluant n’existe au sujet de l’installation d’un Mac OS X dans le nuage de Amazon.

    Mais cette investigation au sujet de EC2 et cette idée de Mac Mini viennent peut-être d’une intuition: je percevais que la mort du Salvator approchait… Et qu’en est-il de migrer mon serveur Minecraft sur une instance EC2? J’y ai pensé, mais il m’en aurait coûté 500$ par année à moins de rendre l’instance intermittente: mon ami ou moi devraient démarrer le serveur pour jouer et l’arrêter ensuite. J’envisageais bien sûr explorer cette voie et espérais que le démarrage ou l’arrêt seraient simples et qu’il serait possible d’accorder à mon ami la permission de le faire. Juste pour le merveilleux silence que l’extinction de ce vieux coucou me procurerait dans mon bureau lors de mes journées de travail, ça en vaudrait le coup!

    Par chance, il y avait une solution bien plus simple et beaucoup moins coûteuse pour aider mon amie: TeamViewer. Il suffisait que mon amie installe ça sur son Mac, me transmette l’identifiant généré par le logiciel et je pourrais alors établir la liaison. Mais il se pouvait que ça ne fonctionne pas du premier coup si bien que j’ai voulu faire un test avant de proposer cette stratégie.

    Pour ce faire, j’ai installé TeamViewer sur ma machine principale au moment où elle exécutait Windows 8. Il me fallait ensuite une deuxième machine sur laquelle installer TeamViewer, mais tous mes ordinateurs secondaires (mon serveur de Minecraft et mon HTPC) exécutaient Linux. Pas de problème: il y a une version Linux de TeamViewer! J’ai téléchargé et tenté d’installer ça: eh non, encore des problèmes! Le système de paquetages APT indiquait qu’il manquait une dépendance pour installer TeamViewer, à savoir lib32asound2J’ai tenté de l’installer: en vain. Il ne semble pas possible d’installer ce paquet .deb de TeamViewer sous Ubuntu 13.10! Certains ont réussi en utilisant la version 32 bits au lieu de 64 bits tandis que d’autres se sont rabattus sur une version .tar.gz du logiciel.

    Au moment où je voulais tenter l’installation 32 bits, eh bien tout le système figea et plus rien ne répondait. Au début, la souris ne bougeait même plus, puis elle finit par bouger, mais je ne pouvais cliquer nulle part. Choqué, j’ai tenté de basculer vers une console pour redémarrer X.Org: encore en vain. Le système a fini par cracher des messages d’erreur à propos du pilote Nouveau qui ne pouvait pas mettre en standby certains canaux. Nouveau est un pilote open source pour les cartes graphiques de marque NVIDIA.

    J’ai fini par établir une liaison SSH vers la machine puis forcer un redémarrage de X.Org: en vain. Eh oui! J’avais affaire à une défaillance dans un module du noyau, pas seulement un logiciel fonctionnant incorrectement! Choqué, il me fallut me résoudre à tout redémarrer et donc éteindre mon instance de Minecraft. Par chance, mon ami avec qui je partage le monde imaginaire de Taowa n’était pas en train de jouer à ce moment-là.

    La machine mit plus d’une minute avant d’enfin terminer la fermeture d’Ubuntu et entamer le retour au POST, puis le démarrage. Là, j’ai eu l’interface graphique. X.Org semblait fonctionner, mais je savais bien que le pilote Nouveau, qui a causé des problèmes sur le Drake, finirait par frapper de nouveau. J’ai alors voulu installer le pilote de NVIDIA.

    Malheureusement, l’application listant les logiciels et pilotes n’affichait rien par rapport à NVIDIA. Il m’a donc fallu y aller à la main et exécuter sudo apt-get install nvidia-current. Malheureusement, une super longue installation et un redémarrage plus tard, l’écran était noir et le resta un bon bout. Tout semblait foutu, impossible de récupérer l’affichage. Tenter d’exécuter sudo nvidia-x-config ne donna aucun résultat. En plus, toute tentative de redémarrer ou installer quelque chose prenait un temps fou sur cette vieille carlingue!

    J’ai bien cru que c’était fini. À présent Ubuntu sera trop instable pour exécuter de quoi. Je pouvais certes tenter de réinstaller, mais une mise à jour risquait d’encore tout briser ou rendre le système propice aux plantages. Et encore une fois, je manquais de temps et devais tout laisser ça en plan pour aller dîner puis m’entraîner au gym.

    Pendant que je dînais, je me suis dit que si je devais tout réinstaller, j’opterais pour Ubuntu 12.04 qui, au moins, est plus stable. Pour cette machine, cela suffirait amplement. Mais avant, j’allais tenter un sudo apt-get dist-upgrade pour m’assurer que les plus récents noyaux étaient bien installés.

    Après le dîner, je l’ai tenté en vain; cela ne changea absolument rien puisque tout était déjà à jour. J’avais éteint l’ordinateur ne fonctionnant plus le temps de dîner. J’ai trouvé que le bureau était bien plus silencieux sans ces deux ventilateurs tournant en permanence. En plus, quand j’ai rallumé le vieux coucou, le ventilateur du bloc d’alimentation m’a fait un bruit de vieille carlingue. C’était arrivé plusieurs fois par le passé, mais cette fois, le grondement dura près de cinq minutes avant d’enfin cesser! C’était plus long que les fois précédentes.

    Redémarrer la machine n’eut aucun effet. Avant d’entreprendre la réinstallation, j’ai essayé sudo apt-get install –reinstall nvidia-current. En examinant les messages de plus près, j’ai constaté qu’il y avait une ligne indiquant que le module NVIDIA n’avait pas pu être compilé, car il manquait les sources du noyau. J’installai alors linux-headers-generic et, pour être sûr, build-essentials. Cela compila le module et ressuscita mon système! J’ai alors pu redémarrer le serveur Minecraft avant de partir pour le gym!

    Suite à cette mauvaise expérience, j’ai abandonné le test avec TeamViewer, car il n’avait plus aucune valeur. Même si ça fonctionne parfaitement entre mes deux machines, il se peut que ça échoue lamentablement avec mon amie. Peut-être la version Mac de TeamViewer ne fonctionne pas bien, peut-être le Mac est derrière un pare-feu, peut-être le routeur de mon amie va bloquer l’accès, ou peut-être même ce sera le mien qui le fera. Je ne suis pas du tout certain que mon amie persistera avec de multiples essais; elle laisserait peut-être tomber.

    Par chance, ces connaissances sur l’administration à distance seraient utiles pour d’autres cas de figure et TeamViewer n’est pas le meurtrier de mon serveur Minecraft. Le plantage qui a eu lieu n’a rien à voir avec TeamViewer; ça aurait pu arriver n’importe quand.

  • Une mise à jour vers Windows 8.1 rock’n’roll qui en fait baver!

    Hier matin, j’ai commis la stupide erreur de tenter une mise à jour vers Windows 8.1 sur l’ultrabook de Nuance. J’avais des problèmes avec Windows Update qui n’arrivait pas à aller chercher les mises à jour. Après un mois, le système commençait à se plaindre qu’il ne pouvait trouver de mises à jour et m’invitait à intervenir. Le seul contournement que j’ai trouvé consistait à accéder à l’application Windows Update pour ensuite cliquer sur Check online for updates. Le problème, c’est que la configuration téléchargée par Nuance pour les mises à jour ne fonctionnait pas.

    J’ai envoyé une requête au support technique de Nuance et reçu, après quelques temps, une réponse m’offrant deux moyens de résoudre le problème. La première solution consistait à retirer l’ultrabook du domaine, effectuer les mises à jour, puis remettre la machine dans le domaine. Je ne savais pas du tout comment procéder pour faire cela et me doutais bien qu’il me faudrait un mot de passe administrateur pour remettre la machine dans le domaine!

    La deuxième solution: mettre à niveau vers Windows 8.1. J’avais déjà effectué l’opération avec succès sur mon ordinateur personnel. Il n’y avait eu que de petits problèmes mineurs. L’opération était gratuite… en théorie. Elle m’a par contre coûté beaucoup de temps et beaucoup de stress…

    Windows Store qui bogue

    Alors hier matin, je travaillais chez moi et j’ai démarré la mise à jour en tâche de fond. Pour cela, je suis allé sur le Windows Store et cherché, cherché, cherché: pas de référence à Windows 8.1! Bon, l’installation de Windows 8 n’est pas compatible. Une petite recherche sur Google plus tard, j’ai appris que je pouvais démarrer la commande wsreset pour réinitialiser la cache de Windows Store. Je l’ai fait et voilà que Windows 8.1 est apparu! J’ai amorcé son téléchargement et son installation.

    Quelques temps plus tard, le système m’a balancé un message me demandant de redémarrer la machine. J’ai reporté le redémarrage, voulant attendre le meeting de 10h30 pendant lequel je n’aurais pas besoin de l’ultrabook qui pourrait alors effectuer la mise à jour. Le message est revenu une dizaine de minutes plus tard puis, vers 10h, la machine a redémarré en sauvage, laissant tout mon travail en plan! Je n’étais pas très content, car j’avais encore des difficultés avec une fonctionnalité supposée en place depuis des mois! En fait, je m’étais simplement trompé dans le nom d’un paramètre; il n’y avait pas de régression à déplorer.

    La mise à jour s’est bien passée, mais ça a été un peu long. Par contre, après, le système a souffert de plusieurs séquelles qui ne sont pas encore toutes guéries.

    Plus de VPN

    D’abord, la connexion au VPN ne fonctionnait plus du tout. Si je démarrais l’utilitaire de Cisco pour établir le lien, le programme m’indiquait qu’il devait être réinstallé. J’ai été choqué de constater que je ne disposais sur l’ultrabook d’aucune copie du programme d’installation! Sans le VPN, je n’avais pas accès au serveur Git pour le partage du code source, au serveur JIRA pour la gestion des bogues, au serveur SharePoint pour la gestion de documents et au pipeline NLU nécessaire au test de l’application! J’étais à peu près bloqué! Je pouvais par chance accéder à Lync pour la messagerie instantanée, Outlook pour les courriers électroniques et The Voice (plateforme fondée sur Jive) pour l’échange d’informations.

    J’ai alors tenté d’allumer mon ordinateur sous Ubuntu et de là, établir une liaison VPN. J’ai dû installer le plugin VPNC qui manquait, pour permettre à NetworkManager d’établir la liaison avec un VPN de Cisco. J’ai indiqué à NetworkManager le nom du serveur VPN, mon nom d’utilisateur, le nom du groupe et son mot de passe, puis j’ai fait une tentative. Le système m’a demandé mon mot de passe que j’aientré.

    Soit dit en passant, obtenir le mot de passe du groupe n’est pas simple. Il m’a fallu, voilà quatre ans, l’extraire du profil VPN utilisé par le client sous Windows. Un utilitaire que j’ai oublié m’a permis de le décrypter, ensuite de quoi je pouvais l’entrer sous Ubuntu.

    Cette manœuvre a fonctionné à quelques reprises par le passé, mais pas ce matin-là. J’avais beau tout essayer: rien n’y faisait. Ça sentait le bogue, car tous mes paramètres étaient corrects. Choqué, je me suis juré de planifier le remplacement de Ubuntu, devenu instable et imprévisible, par quelque chose d’autre comme Fedora. C’est seulement hier soir que j’ai trouvé qu’il fallait entrer Nuance comme domaine dans les options avancées pour que ça fonctionne enfin!

    Par chance, je disposais d’une copie de l’utilitaire VPN sur mon ordinateur personnel, je ne sais pas exactement pourquoi! Cela m’a sauvé, car sans cela, j’aurais été obligé de partir de chez moi en catastrophe pour me rendre au bureau.

    Juste transférer l’utilitaire a posé des difficultés. La liaison SMB ne fonctionnait pas, encore une fois, et je n’avais ni le temps ni le goût de figurer pourquoi. Je ne pouvais donc pas me brancher sur ma machine en utilisant \\drake. De toute façon, un autre ordinateur chez Nuance possède le nom de Drake, ce qui m’empêche d’atteindre ma machine personnelle par son nom. Je me refuse à renommer une machine; c’est un peu comme une entité qui a été baptisée. J’aurais peut-être pu réussir à l’atteindre avec \\192.168.1.60, mais je n’y ai pas pensé. En effet, je lui ai donnée une IP statique en l’associant à mon adresse MAC au niveau de mon routeur.

    Puisque SMB ne fonctionnait pas, je me suis rabattu sur sftp. Ben non! Il n’est pas disponible depuis Git Bash; il m’aurait fallu installer toute la grosse patente de bastringue de Cygwin pour pouvoir l’avoir. Bon, à bien y penser, j’aurais pu réussir avec FileZilla, mais en fin de compte, c’est scp qui est venu à bout du travail, de peine et de misère, car il m’a fallu trouver le chemin exact du fichier et le copier/coller.

    Bon, la chose faite, j’ai démarré l’utilitaire qui s’est plaint encore: il fallait désinstaller le client existant. Je l’ai fait, j’ai réinstallé, mais pour je ne sais pas quelle raison, Windows 8.1 a perdu la possibilité de se brancher à Internet. Je ne pouvais plus accéder à quoi que ce soit! Même une recherche sur Google échouait. La machine, maintenant coupée de tout, serait complètement inutilisable pour travailler. Si je ne trouvais pas une solution, il ne me restait plus qu’à partir pour le bureau ou me monter en catastrophe un setup de travail sur le Drake… ah bien non, le VPN ne fonctionnait plus sous Ubuntu! Il m’aurait fallu installer ça sous Windows 8, alors. Mais peut-être le client VPN sous Windows 8.1 allait sur ma machine aussi faire sauter l’accès à Internet!

    Avant de céder à la panique, j’ai tenté un redémarrage: en vain. J’ai tenté d’établir un branchement wi-fi, me disant que la carte réseau USB avait peut-être rendu l’âme. Je pouvais certes établir la liaison, mais le système n’arrivait pas à obtenir d’adresse IP. Je ne sais pas comment j’ai fini par penser à désinstaller le client VPN, mais j’ai fini par le faire et ça a restauré ma connexion vers Internet. J’ai redémarré la machine pour que toute trace du client défectueux soit effacée, puis j’ai retenté l’installation. Là, j’avais le client VPN ET l’accès à Internet! J’ai alors pu établir la liaison vers le réseau interne de Nuance! Fiou!

    Par contre, il y avait un hic. Chaque recherche web prenait plusieurs secondes tandis qu’elle était instantanée sur ma machine personnelle. Cela affectait TOUT accès vers Internet, incluant le site d’Oracle pour l’API de Java, Google, etc. J’ai déjà eu ce problème par le passé. Il se produisait systématiquement quand je démarrais le client VPN depuis une connexion wi-fi. L’utilisation d’un dongle USB vers Ethernet a résolu le problème, à moins que j’aie bidouillé le profil VPN et ne m’en souvienne plus.

    C’est seulement vendredi, 22 novembre, que j’ai trouvé un moyen de résoudre le problème de lenteur excessive de la connexion Internet. Pour cela, il m’a fallu cliquer du bouton droit sur l’icône réseau dans la zone de notification et choisir quelque chose comme Open network and sharing center. De là, j’ai cliqué sur le libellé pour accéder aux options des cartes réseau. Il faut ensuite accéder à la barre de menu, la façon la plus simple étant d’utiliser la combinaison de touches ALT-F. De là, j’ai pu accéder à l’option Advanced settings du menu Advanced.

    Il y a là une liste ordonnée des interfaces réseau. Comme l’installation du client VPN a eu lieu après celle du pilote wi-fi et Ethernet, l’adaptateur virtuel de Cisco se trouvait en premier. Il suffisait de le déplacer en fin de liste pour que l’adaptateur réseau Ethernet ait précédence, ce qui redonna la vitesse d’accès à Internet!

    Voici de quoi avait l’air ma fenêtre de paramètres avancés après le correctif, qui relève presque du tour de magie!

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    La dernière fois, j’avais installé le client VPN après avoir établi une liaison wi-fi si bien que l’interface de Cisco se trouvait en haut de la liste. J’ai branché un adaptateur Ethernet vers USB seulement plus tard, ce qui a installé un nouveau pilote. L’interface réseau USB s’est alors retrouvée en haut de la liste, ce qui a résolu le problème quand j’utilisais l’adaptateur Ethernet vers USB. Là, ma solution est parfaite, fonctionnant en théorie sur wi-fi, mais je n’ai pas encore testé.

    Plus d’accès à Outlook

    Ensuite, j’ai eu des difficultés avec Outlook 2010. Le logiciel gelait complètement chaque fois que je tentais de répondre à un courrier électronique! Il ne revenait pas à la vie; il fallait le fermer de force puis le redémarrer. Je finis par me rendre compte avec désarroi qu’il gelait aussi quand je tentais d’envoyer un nouveau message! Je n’étais pas complètement bloqué, car au pire, je pouvais utiliser le courriel Web en attendant d’aller au bureau le lundi suivant, mais ça allait moins bien.

    Quelques recherches m’ont mené sur la piste d’un potentiel problème de connexion. Comme de fait, Outlook affichait Trying to connect dans le coin inférieur droit. C’était probablement depuis la panne d’Internet causée par le client VPN, car j’avais reçu quelques courriers électroniques après la mise à jour que je n’avais pas encore regardés. J’essayais justement de répondre à l’un d’eux lors du premier gel d’Outlook.

    J’ai tenté de réviser les paramètres de connexion et fini par trouver un bouton Repair que j’ai utilisé pour rafistoler la connexion Exchange. Après quelques étapes de vérification, Outlook avait fini la réparation. Je ne me rappelle plus si j’ai dû redémarrer Outlook ou pas, mais un moment donné, il a réussi à se connecter au serveur. La connexion rétablie, je pouvais répondre à mes messages! Fiou!

    Ce rétablissement est arrivé à temps, car il y avait un bogue prioritaire de latence à traiter. Ce problème m’a occupé le reste de la journée! J’ai par chance trouvé une solution simple qui va améliorer les choses sans tout casser en contrepartie!

    L’anti-virus estropié

    Vers la fin de la journée, j’ai découvert que Symantec Endpoint Connection, l’anti-virus utilisé chez Nuance, rapportait souffrir de problèmes. J’ai démarré son interface de contrôle qui m’a proposé de redémarrer les services éteints. Je l’ai fait, ça  a presque fonctionné, mais il y avait du trouble avec le pare-feu. Il semblait falloir réinstaller l’anti-virus! Bon, pas de problème, on va le retrouver sur le site de IT. Je l’ai eu, l’ai téléchargé, puis j’ai tenté l’installation.

    Eh bien le programme d’installation se fermait dès le début avec un stupide message d’erreur indiquant qu’il y avait des problèmes de compatibilité. Aucun moyen de savoir quels problèmes il y avait et comment les contourner. Tenter de démarrer en mode de compatibilité Windows 8 et même Windows 7 ne donna aucun résultat, encore. Décidément, le mode de compatibilité est de la frime; ça ne fonctionne pratiquement jamais.  Selon mes recherches sur Google, il fallait installer la version 12.1 RU4 tandis que IT fournit la 11! J’étais donc bloqué.

    Lundi, 18 novembre, à moins que ce ne soit mardi, j’ai eu l’idée d’accéder à \\bigiron, un emplacement réseau chez Nuance qui fournit aux employés certains logiciels. J’y ai trouvé une version 12 du Symantec Endpoint Connection. Cette fois, je pouvais démarrer le programme d’installation. J’ai tenté de procéder à une réparation, mais cela n’a absolument rien changé. Il fallait essayer de désinstaller puis réinstaller, mais, encore un autre problème me barra la route: il fallait un mot de passe pour procéder à l’installation.

    Refusant de me laisser démonter, rendu chez moi le soir venu, j’ai fouillé un peu sur Internet et trouvé des parades pour contourner le mot de passe! Certains articles proposaient des manipulations dans la base de Registre tandis que d’autres se référaient à un logiciel nommé Cleanwipe, disponible uniquement auprès du support technique de Symantec, et permettant de désinstaller complètement le logiciel. J’ai bien cru qu’il allait me falloir obtenir ce logiciel-là, car aucune des manipulations de base de registre ne fonctionnait. Elles se référaient à des clés inexistantes que j’en vins à tenter de créer, mais j’obtenais des erreurs lorsque j’essayais.

    Par chance, je suis tombé sur un article dont le lien ne fonctionne plus aujourd’hui (décidément, il y a une tendance généralisée à tout désactiver et supprimer sur Internet, peut-être tous ces serveurs en PHP et en ASP.NET qui sont trop fragiles). Pour réussir à désinstaller le produit, j’ai double-cliqué sur le bouclier, ce qui a démarré l’interface du logiciel. J’ai cliqué sur Help puis Troubleshoot. De là, j’ai abouti à une zone permettant d’exporter et importer un fichier de politique de sécurité.

    J’ai exporté la politique, ce qui a produit un fichier dans le format XML. J’ai altéré ce fichier avec un éditeur de texte pour configurer l’attribut uninstallPassword ou quelque chose du genre sur 0, puis j’ai réimporté la politique modifiée. Ensuite, le programme de désinstallation m’a permis de supprimer l’anti-virus défectueux!

    J’ai redémarré la machine pour être bien certain que toute trace soit effacée, puis j’ai procédé à la réinstallation. Cela s’est bien passé et, après ça, le pare-feu fonctionnait correctement!

    Est-ce mieux pour Windows Update?

    Plus ou moins! J’ai donc effectué tout ça pour pas grand-chose. D’abord, Windows Update est difficile d’accès: taper cela dans l’interface Metro ne donne même pas de référence vers l’application. Il m’a fallu taper updates pour enfin avoir Check for updates et l’application, encore, ne fonctionnait pas. Il me disait de réessayer. J’ai cliquer pour accéder à Windows Update et lui au moins me disait qu’aucune mise à jour n’était disponible, plutôt que cracher une erreur comme sous Windows 8.

    Autres problèmes

    J’ai encore eu ce filigrane à propos de SecureBoot. Par chance, la petite patch que j’avais trouvée l’autre fois a fonctionné de nouveau, me débarrassant de ce mineur défaut.

  • Le clavier tueur de laptop

    Jeudi passé, Frédéric, un ami de mon frère m’a parlé d’un problème qu’il éprouvait avec son laptop Aspire 5750-6604 de Acer. Depuis quelques temps, plusieurs touches de son clavier ont cessé de fonctionner. Ensuite, le jour même où sa garantie prenait fin, eh bien la machine n’allumait plus du tout! Bon, il aurait dû se prévaloir de la garantie avant, au moment où des touches avaient cessé de fonctionner, mais ce qui est anormal pour un ne l’est pas toujours pour un autre.

    Lorsque j’ai eu le laptop devant moi, la machine n’était pas en très bon état. Si je l’allumais, l’ordinateur affichait le logo d’Acer puis se mettait à pousser des bips d’agonie incessants! La première chose que nous avons d’un commun accord tentée consistait à brancher un clavier USB sur le laptop malade. L’ami de mon frère ne disposait pas d’un tel clavier tandis que j’en avais un.

    Avec le clavier USB, je pouvais aller un peu plus loin: amorcer Windows 7 plutôt que figer après le logo d’Acer! Mais la machine bloquait presqu’aussitôt, ne parvenant jamais à afficher le logo de Microsoft. Elle se mettait alors à biper comme une folle et rien ne pouvait l’arrêter à part une pression continue sur le bouton de mise sous tension.

    Me doutant bien qu’il n’y aurait rien à faire avec ça, j’ai commencé à ausculter le boîtier dans le but de l’ouvrir pour en sortir le disque dur, mais même cela m’était impossible, car je ne disposais pas du modèle mental correspondant à ce laptop particulier. Sans ce modèle, je n’avais aucune façon sûre de trouver comment accéder au disque dur sans risquer de tout briser le boîtier de la machine. Plus je regardais ça, plus il me semblait évident qu’il allait falloir démonter la machine complètement pour accéder au disque. Certains laptops mal conçus exigent en effet un tel désassemblage!

    Comme je manquais de temps puisque je voulais aller nager, nous avons convenu de remettre les investigations à plus tard. Frédéric est reparti avec la machine, avec en tête de l’amener chez Future Shop où ils pourraient peut-être la désassembler et atteindre le saint Graal qu’était apparemment devenu ce disque dur bien enfoui.

    Mais têtu comme je suis, je ne pouvais pas en rester là! De retour de la piscine, je suis donc parti à la chasse en utilisant comme base le numéro de modèle du laptop que j’avais pris soin de noter de la plus moderne des façons: en photographiant la fiche technique avec mon téléphone. J’ai obtenu plusieurs pistes à partir de cela:

    • Le moyen d’accéder au disque dur. Il suffisait d’ôter deux vis pour pouvoir retirer un capot et le disque était là.
    • Une vidéo YouTube montrant exactement le même problème et quelqu’un qui l’avait résolu en retirant la touche Del du clavier qui s’était bloquée.
    • La possibilité que ce soit le ventilateur à CPU
    • Des instructions pour remplacer le clavier
    • Le moyen de remplacer le ventilateur à CPU

    C’est ce maigre, très maigre indice, à propos de la touche Del, qui nous a mené, lentement, péniblement, vers la solution! J’estime que peu de gens auraient pu s’y rendre, car les symptômes s’apparentent davantage à un bogue de carte mère qu’un problème de clavier! Ma théorie était que le clavier défectueux envoyait constamment des signaux à la carte mère, qui se mettait alors à capoter et bloquait tout. Si je pouvais débrancher le clavier, me dis-je, je pouvais faire cesser cette interférence et rendre la machine à nouveau fonctionnelle, à condition de lui adjoindre un clavier USB ou acheter un nouveau clavier compatible avec le laptop.

    Hier, Frédéric est allé chez Future Shop avec la machine en main. Il a été très déçu et même choqué par la réponse qu’il a eue. Le technicien là-bas ne pouvait rien faire, car la machine n’était plus garantie. Pour lui, le laptop était fini!!! La solution: retirer le disque dur, extraire les données, puis tenter de reformater en activant le logiciel de récupération du système. Si ça échouait, eh bien on change le laptop. Au moins, le technicien a montré à Frédéric comment accéder au disque dur, ce que mes recherches sur Internet m’avaient déjà révélé la veille.

    Hier, j’ai rappelé Frédéric après le travail pour lui transmettre mes résultats et nous avons convenu de nous voir pour la tentative d’extraction. J’ai commencé par enlever la batterie, ce qui a demandé un peu de tâtonnement pour trouver comment. Ensuite, retirer le capot s’est très bien passé, mais j’ai eu du mal après à trouver comment ôter le disque dur. Il fallait le faire glisser vers la gauche pour le désengager des connecteurs SATA. La chose faite, je pus sortir le disque dur et le poser sur mon bureau. J’ai branché le disque à mon adaptateur SATA vers USB pour pouvoir accéder à son contenu depuis mon ordinateur, puis j’ai amorcé le transfert de données. Au moins ça serait sauvé.

    Mais le transfert a été excessivement long, assez que je me demande si le disque dur ne comporte pas des secteurs défectueux! Par chance, la sauvegarde intégrale qui dort maintenant sur un de mes disques durs fixes pourra le sauver si la panne se propage et le disque devient inutilisable. Le transfert a duré toute la nuit et une partie de la journée aujourd’hui! Il faut dire aussi que mon adaptateur SATA vers USB n’est pas très rapide; il me faudrait idéalement un dock pour disques durs de laptops, si je devais effectuer ce genre de transferts plus souvent.

    Le disque dur mis en sûreté, j’ai entrepris de retirer vis après vis pour pouvoir enlever le clavier tel que décrit sur le site trouvé la veille. Eh bien, jamais cela n’a fonctionné. J’ai enlevé quatre vis, puis Frédéric en a trouvé une autre, puis une autre, puis une autre. Il semblait falloir tout démonter, incluant l’écran, pour pouvoir l’avoir. Chaque fois que j’essayais de retirer le clavier, je risquais de tout casser le boîtier, rendant la machine totalement inutilisable!

    Choqué, j’ai fouillé sur Internet et tombé sur quelque chose qui m’a presque découragé. La vidéo montrait une personne désassemblant un Acer Aspire avec une étonnante efficacité. Malgré son habileté, il lui a fallu douze minutes pour venir à bout de mettre la machine en morceaux! D’après ce que nous voyions, il allait nous falloir faire de même pour arriver à nos fins! Cela nous aurait pris des jours! Peut-être mon frère aurait une chance de réussir dans un temps raisonnable, peut-être même pas. Peut-être mon père mécanicien aurait des chances, peut-être pas! Je connais un gars, un ancien stagiaire chez Nuance qui étudie à Sherbrooke et vit à Gramby, qui aurait pu réussir.

    Après plusieurs tentatives, Frédéric et moi étions d’accord qu’il n’y avait rien à faire avec ça. Il est reparti, me laissant le disque dur pour que la copie de fichiers finisse par finir. J’ai songé brancher le disque directement dans un port SATA plutôt que via USB, mais je n’avais pas de câbles non utilisés pour y arriver. Il aurait fallu que je débranche temporairement un de mes disques durs fixes. Si le transfert n’avait pas abouti cet après-midi, je serais allé chercher le fichu câble SATA en revenant du gym!

    Après le départ de Frédéric, je ne pus m’empêcher de faire d’autres recherches. J’ai fini par tomber sur une vidéo montrant exactement comment remplacer le clavier de ce laptop Acer Aspire! Ça semblait possible de retirer le clavier sans dévisser quoi que ce soit!

    En revenant du gym aujourd’hui, j’ai rappelé Frédéric et lui ai fait part des développements. Il hésitait à revenir, car ça semblait parti pour un nouvel échec. Il avait du mal à croire que cette fois, ça allait fonctionner. Mais il fallait de toute façon qu’il vienne reprendre son disque dur. Il est donc venu et nous avons tenté ensemble de retirer ce fichu clavier. Pour y parvenir, il fallait enfoncer des touche et désengager des clips avec un tournevis ou n’importe quel objet plat. C’est en fin de compte Frédéric qui a réussi à trouver comment, à partir des indices que j’avais ramassés.

    Débrancher le câble reliant le clavier à la carte mère causa aussi problème. J’ai essayé en vain puis un moment donné, Frédéric avait réussi à le déconnecter ou l’arracher je ne sais pas comment exactement. Ça n’a vraiment pas l’air fait fort. Dommage que j’étais trop sous le choc pour prendre une photo. J’ai alors tenté de rallumer la machine. Frédéric était sûr que rien ne se passerait, aucun changement, mais j’ai eu un résultat satisfaisant: aucun bip et un message indiquant qu’aucun périphérique d’amorçage n’était disponible.

    J’ai alors remis le disque dur. Puis la machine pouvait amorcer sous Windows 7, comme avant! Eh oui! Il a suffi de débrancher ce fichu clavier pour que le laptop soit de nouveau fonctionnel! Bien entendu, la machine sera dépourvue de clavier intégré, mais elle fonctionnera parfaitement avec un clavier externe et Frédéric pourra toujours acheter, sur Internet, un clavier de remplacement s’il en sent un jour le désir ou le besoin.

    Pour redonner une apparence raisonnable à l’ordinateur, nous avons remis en place le clavier, sans le brancher. La machine n’a pas rechigné. Ne recevant plus ce flot incessant de scan codes insensés, l’ordinateur était content et daignait démarrer, comme avant! Le son fonctionnait, l’écran allumait, même le pavé tactile était utilisable. Ce fut une victoire jubilatoire comme on n’en vit qu’à l’enfance!

    Bien entendu, mon esprit rigoureux exigerait des tests complets de mémoire et de disque dur avant de conclure que la machine est stable, mais l’exécution de ce genre de tests n’est pas vraiment à la portée de Frédéric. Tant pis, on va mettre ça entre les mains du Destin. Il faut parfois apprendre à céder le contrôle dans la vie.

    Un peu de logique, un peu de recherche sur Internet, un peu de courage et la persévérance d’aller jusqu’au bout, tels furent les ingrédients qui sauvèrent ce laptop. Avec toute cette fragile technologie, bientôt il faudra que les jeunes développent cela pour pouvoir faire face à tous ces bogues tous aussi insensés qu’imprévus. Sinon, on en viendra à des machines ne fonctionnant que quelques mois ou la résignation progressive à cesser d’utiliser la technologie.

  • Hantise passée: un problème épineux mais une solution simple

    Cette semaine, chez Nuance, j’ai été confronté à un surprenant problème que je ne parvenais pas à résoudre. Il s’est manifesté de deux façons différentes. Tout d’abord, sous GNU Emacs, les accents ne fonctionnaient plus du tout. Je voulais produire un è en tapant ` puis e: en vain, je n’obtenais que  le e. J’ai eu ce même problème sous Ubuntu 13.10 la fin de semaine dernière, mais c’était après une mise à jour. Là, aucun changement et soudain, plus d’accents! Redémarrer GNU Emacs n’y changeait rien. Par chance, je n’avais pas absolument besoin des accents pour mon travail sous Emacs, contrairement au cas similaire sous Ubuntu.

    Deux ou trois jours plus tard, j’avais des difficultés sous Microsoft Excel 2010. Il est installé par défaut sur les machines chez Nuance et il vaut mieux utiliser cela plutôt que LibreOffice pour une meilleure compatibilité avec les fichiers produits par d’autres employés. Malheureusement, Office 2010 a certaines qualités qui manquent à LibreOffice. Bien que le ruban soit une nuisance à prime abord, lorsqu’on sait où sont les icônes, leur accès est plus rapide que fouiller dans de longs menus déroulants. Mais c’est une autre histoire.

    Sous Excel 2010, je voulais simplement calculer une somme. J’essayais de positionner mon curseur dans la cellule où je voulais écrire ma somme et au lieu de déplacer le curseur, les flèches du clavier faisaient bouger la fenêtre du chiffrier, un peu comme si j’utilisais les barres de défilement ou maniais la roulette de la souris. Redémarrer le logiciel ne régla absolument rien. Je n’ai pas songé redémarrer la machine, car il y avait d’autres applications activées.

    Il a fallu un certain temps pour que je me rende compte que la diode de verrouillage du défilement (scroll lock) était allumée sur le clavier. Désactiver le verrouillage a non seulement rendu leur comportement initial aux flèches du clavier mais ça a aussi arrangé les accents sous GNU Emacs! Cette fonctionnalité de verrouillage du défilement sert à peine, de nos jours, mais elle existe toujours et il faut croire que certaines applications ont décidé d’en tirer parti, parfois de façon surprenante, mais jamais de façon cohérente!

  • Seconde tentative de Microsoft pour mettre des bâtons dans les roues à Linux!

    L’été dernier, Windows 8 a tenté d’évincer Ubuntu sur ma machine en utilisant l’arrêt hybride, aussi appelé FastBoot, qui faisait en sorte que je ne pouvais pas accéder à mes partitions de données NTFS depuis Ubuntu. J’ai dû désactiver FastBoot pour contourner ce « léger » problème.

    Voilà qu’aujourd’hui, Microsoft récidive sous Windows 8.1 avec un petit avertissement indiquant que SecureBoot est désactivé, en filigrane  permanent sur le Bureau. Jusqu’à récemment, il n’y avait aucun moyen de s’en débarrasser, à moins de désactiver SecureBoot qui va à coup sûr compliquer, voire rendre impossible, la configuration d’un système à double amorçage. SecureBoot, en effet, oblige tout gestionnaire d’amorçage à être signé numériquement. Pour que cela fonctionne, il faut que l’application UEFI de GRUB et celle de rEFInd soient signés numériquement conformément à SecureBoot. Quelle galère! J’ai déjà assez de difficultés comme ça, inutile de rajouter un problème artificiel là-dedans!

    De mois en mois, on s’approche du moment où ce sera plus profitable d’assembler une seconde machine, pour avoir un ordinateur dédié à chaque bon Dieu de système d’exploitation! Mais pas pour aujourd’hui, car Microsoft a publié un correctif désactivant cet agaçant filigrane. FIOU!

  • La conversion de processus

    Voici enfin un résumé de cette théorie sur laquelle je planche depuis 2008. La conversion de processus est une forme structurée d’auto-suggestion qui permet de traiter des pensées obsessives de n’importe quel type, allant de la simple chanson qui ne cesse de trotter dans le cibouleau aux problèmes complexes qui empêchent de dormir, en passant par toute la gamme des pensées affectives. Ça ne fonctionne pas toujours, c’est juste une belle théorie, mais bon, peut-être un jour trouvera-t-on les bons paramètres et pourrons-nous l’adapter à une large gamme de pensées.

    Lois fondamentales

    La mécanique du cerveau humain semble obéir à quatre lois fondamentales: parallélisme, conservation, localité et énergie minimale. Chacune de ces règles doit être prise en compte lors de l’établissement d’une stratégie pour traiter une pensée ou une image mentale.

    Le parallélisme se justifie par l’architecture même du cerveau: un réseau de neurones dont toutes les unités peuvent fonctionner simultanément, à condition bien entendu de disposer de l’énergie nécessaire. Certains groupes de neurones sont plus fortement interconnectés que les autres, formant des sous-systèmes plus ou moins indépendants. Ces systèmes, appelés processus, peuvent traiter de l’information et produire des images mentales alimentant d’autres systèmes. L’information peut également provenir de signaux nerveux externes au cerveau (ce qu’on appelle communément les cinq sens).

    Parfois, la sortie d’un processus est réinjectée à l’entrée, produisant une boucle sans fin. Le processus fautif traite alors sans fin la même information, y ajoutant du bruit ou la modifiant légèrement. Il est peut-être possible de modéliser ce phénomène mathématiquement, mais probablement que ce serait trop complexe pour servir à quoi que ce soit, alors je ne tenterai même pas de le faire! Le processus en boucle mobilise de plus en plus d’énergie à s’exécuter. Le phénomène est indétectable par la conscience à moins de le rechercher activement. C’est ce qu’on appelle communément une obsession.

    La conservation découle du fait que rien ne peut être effacé de la mémoire simplement par un geste de la conscience. Sans intervention extérieure (dommage cérébral, drogue, etc.), le conscient ne dispose d’aucun moyen d’effacer des souvenirs. Les pensées, les souvenirs et les processus mentaux ne peuvent être supprimés, seulement enfouis ou transformés.  C’est une bonne chose, car parfois, dans un moment de désespoir ou de détresse, nous voudrions oublier une personne ou une chose, et puis plus tard nous sommes contents de nous en rappeler. Quelque chose d’enfoui peut être retrouvé plus tard. Un souvenir effacé le serait de façon irréversible.

    La localité et l’énergie minimale sont intimement reliés. Chaque transformation dans les processus mentaux exige une certaine quantité d’énergie: il faut nécessairement, par des processus chimiques, établir de nouvelles connexions entre les neurones. Chaque nouvelle connexion demande une certaine quantité d’énergie. Les systèmes qui régissent ces changements sont intelligents: ils recherchent toujours la façon d’accomplir la tâche avec un minimum d’énergie. En raison du principe de conservation, il est beaucoup plus facile de créer un nouveau processus qu’en transformer un existant.

    Alors, toute auto-suggestion destinée à transformer un processus vers quelque chose de complètement différent risque de créer un tout nouveau processus. Par le parallélisme, les deux processus subsisteront et même interagiront. Chacun nécessitera de l’énergie et épuisera la personne sans même qu’elle ne s’en rende compte.

    En processus cognitifs, il existe une théorie des ressources. Elle pourrait permettre d’appuyer la loi de localité de la façon suivante. On pourrait supposer que toute tentative de transformation crée en fait de nouveaux processus. Si les deux processus (l’ancien et le nouveau) se ressemblent suffisamment, ils partageront les mêmes ressources et seront en compétition. L’esprit va finir par accorder la priorité au nouveau processus s’il nécessite moins d’énergie que l’ancien ou s’il apporte des bienfaits quelconques (plaisir, informations favorisant le déblocage d’autres processus, etc.).

    L’obsession, un mal sans fin

    Toute idée se transformant en obsession devient une grande nuisance pour la personne. Le processus qui est l’hôte de l’idée ou la pensée reste en effet actif en mémoire, même quand on pense à autre chose. Si le processus mobilise trop d’énergie mentale, il peut en plus nuire aux autres activités et même au sommeil.

    Alors que faut-il faire pour traiter une obsession? Eh bien, il y a deux stratégies prometteuses: fragmenter l’idée et transformer chaque fragment séparément, ou encore transformer l’idée obsessionnelle plusieurs fois, pour créer tout plein de processus similaires dans lesquels l’énergie mentale va se répartir et se dissiper. Il peut être nécessairement de combiner ces deux stratégies, à savoir fragmenter puis transformer de multiples fois. Bien entendu, l’application de cette technique peut demander du temps et de la pratique. Voici des exemples de ces deux stratégies.

    La fragmentation

    Prenons comme exemple le cas de James qui a décidé un bon jour de remplacer son ordinateur PC vieillissant par un Mac de Apple flambant neuf. Il a entendu dire par de nombreuses personnes que les machines de type Mac sont simples d’utilisation et souffrent de beaucoup moins de problèmes que les PC. James se voit par contre confronté à une toute autre réalité: des difficultés en nombre incalculable, des réponses inutiles aussi bien d’Apple que des gens sur les forums, des recherches sur Internet qui ne mènent nulle part et en bout de ligne, une machine décevante à la limite inutilisable. James est aux prises avec un désespoir risquant de se muer en détresse émotionnelle!

    Plusieurs diraient qu’il vaudrait mieux pour lui de simplement éteindre cette machine de malheur et faire autre chose, mais encore une fois, James ne peut pas appliquer cette solution simpliste, car il est programmeur et a besoin de cette damnée machine pour travailler!

    Alors que peut-il faire, autre que se perdre dans un abîme mental ou envisager un changement de carrière? Eh bien, James va devoir fragmenter le processus mental qui traite son cas de Mac et traiter chaque fragment, pour dénouer l’épouvantable entrelacs mental qu’il s’est involontairement bâti!

    Voici une fragmentation possible qui pourrait aider James, avant qu’il ne soit trop tard pour lui (ou sa machine…).

    • Il est peu probable que plus rien ne fonctionne comme avant, alors séparer ce qui bogue de ce qui fonctionne encore correctement est la première étape à franchir. Si le problème est spécifique à cette damnation de l’enfer qu’est Mac OS X, transposer vers les autres systèmes fonctionnels (Windows et Linux) qui s’exécutaient sur sa vieille machine est une bonne idée. Un processus mental évoquant les succès passés sur PC, qui peuvent être reproduits sur un autre PC moderne, permettra à James d’éviter de tomber dans le piège consistant à croire que l’informatique, c’est fini pour lui et que maintenant, tout ce qu’il connaissait est caduc et plus rien ne vaut la peine qu’il continue à apprendre.
    • Il faut traiter différemment les tâches totalement irréalisables sur Mac de celles qui sont réalisables avec contraintes. La non disponibilité de son environnement de développement favori sous Mac est pour lui un problème majeur, car sans cet environnement, il ne peut continuer le projet qu’il a entamé. Passer à un autre environnement demanderait de tout récrire. Par contre, la non disponibilité d’alternatives convenables à iTunes pour gérer ses fichiers musicaux est un irritant plus mineur; James peut malgré tout écouter de la musique en utilisant sa machine.
    • Les images mentales construites à partir des personnes avec lesquelles James est mené à interagir pendant sa découverte de Mac peuvent aussi nécessiter une fragmentation et un traitement. Il est facile d’en venir à croire que tout le monde s’en fout ou veut lui rendre la vie difficile. Les techniciens d’Apple sont devenus des tyrans faisant leur loi.  Les internautes sur les forums semblent tous indifférents ou ont, chacun leur tour, tout essayé et cessé d’utiliser leur machine pour aller vaquer à d’autres occupations que James trouve, de plus en plus, aussi insignifiantes que stupides. La réalité est bien plus complexe que cela. Il y a les personnes néophytes qui n’y connaissent rien ou très peu. Celui qui utilise son ordinateur simplement pour naviguer sur le Web n’a que faire de Mac OS X ou de Windows; si le navigateur fonctionne, tout est OK et c’est la meilleure machine du monde! Il y a les indifférents: ça fonctionne pour moi, pas besoin que ça aille bien pour tout le monde, et quand ça ne va plus, on éteint la machine et c’est fini. Alors de la rancune doit naître un processus de classification, mettant de côté les néophytes et les indifférents pour ne laisser que les initiés. Et que font ces personnes? Eh bien souvent ils installent Ubuntu ou Windows sur leurs Mac, ou se restreignent à utiliser le terminal! Après mûres réflexions, James a fini par installer Windows sur son Mac et ça lui a sauvé sa santé mentale, sa carrière et sa machine (parce que, rendu fou furieux, il envisageait la jeter à bout de bras!).
    • Toutes les idées parasites arrachées du problème initial, il faut bien entendu recadrer l’objectif même de la tâche. Au lieu de chercher un moyen que Mac OS X remplace Windows et Linux, il faut plutôt envisager cette activité comme une exploration destinée à examiner ce qu’offre Apple, réfléchir à ce qu’il y a de bon et ce qu’il y a de mauvais. Cette exploration va réussir, même si au final le système ne convient pas à James.

    La dissipation

    Cette stratégie fonctionne particulièrement bien pour des processus simples: une chanson qui tourne en boucle, une scène à laquelle on ne cesse de penser, etc. Prenons comme exemple une personne à laquelle on n’arrête pas de penser. Il existe mille et une raisons, parfois valables, parfois discutables, de faire cesser ce genre de pensées: la personne concernée est devenue injoignable, semble avoir disparu pour toujours ou décide comme ça pour rien de ne plus répondre à aucun appel (la raison est peut-être évidente pour un large groupe de personnes, mais la victime est incapable de la deviner, ce qui peut contribuer à l’affliger encore davantage), penser à la personne fait mal, rend triste, colérique, etc., le désir d’y voir plus clair avant de s’engager tête la première dans une relation sans lendemain, etc.

    Prenons par exemple le cas de Rémi. Un jour, il a reçu un appel téléphonique lui demandant de répondre à des questions pour un sondage. Il n’a pas retenu le nom de la personne, qui s’est nommée, mais se souvient très bien, trop bien, de sa voix. Il ne peut s’empêcher d’évoquer la douceur du son, la beauté du petit accent asiatique, etc. Que va faire Rémi? Quelle chance a-t-il, sans connaître son nom, de retrouver cette personne dans un centre d’appels qui emploie des milliers de téléphonistes? Et que fera-t-il si cette personne habite à l’étranger? Est-ce que le voyage pour la rencontrer en vaut vraiment la peine, étant donné que la seule information que Rémi possède est le son d’une voix? Certains diront que oui, moi je soutiens que non!

    Alors que peut faire Rémi? Eh bien, s’il parvient à trouver au moins deux voix semblables à celle de ses rêves, il est sauvé! C’est encore mieux si ce sont des voix de personnes proches qu’il connaît bien. Pourquoi deux? Eh bien s’il n’en a qu’une seule, il ne pourra que changer la cible de son obsession. Bon, si la nouvelle cible est plus accessible, c’est déjà un progrès, mais j’aime autant bien faire que faire à moitié! Bien entendu, Rémi devra répéter la conversion de processus plusieurs fois et tâcher de l’opérer avec un niveau d’énergie suffisant pour qu’elle soit effective. Il devra sans nul doute utiliser des techniques de relaxation et de méditation pour accroître son niveau d’énergie, abaissé par le fait qu’il ne peut rencontrer la propriétaire de la belle voix.

    Que pourrait faire Rémi s’il ne connaît aucune voix similaire? Eh bien dans ce cas, il peut tenter des transformations successives pour empoisonner la pensée envoûtante. Que se passerait-il si cette belle voix se mettait à lui crier des bêtises? Rémi doit par contre procéder avec minutie, car un changement brusque va simplement créer un nouveau processus qu’il devra ensuite faire taire pour retourner à l’objet primaire de son obsession. Encore une fois, Rémi doit transformer la voix initiale en plusieurs variantes pour que l’énergie mentale se répartisse entre toutes les variantes et se dissipe.

    C’est une technique incroyablement générale, à bien y penser. Quel est le meilleur moyen de cesser de penser à une chanson qui nous trotte dans la tête? La remplacer par une autre, idéalement semblable, puis en évoquer une deuxième, encore semblable! Une personne désireuse de cesser de fumer va souvent utiliser quelque chose pour remplacer la cigarette (un patch, une carotte, etc.), pour que le processus mental impliqué dans l’acte de fumer se transformer progressivement en un autre, inoffensif.

    Lentement, à petits pas

    Si on peut effectuer des conversions locales de processus mentaux, autant qu’on en a besoin, alors pourquoi ne pourrions pas opérer des changements plus importants? Il suffirait, en théorie, d’y aller par petits pas, avec un grand nombre de transformations locales. Par contre, cette approche incrémentale n’est pas à toute épreuve, et je n’ai jamais réussi moi-même à vraiment la mettre en oeuvre sur un problème qui m’est propre. Il est difficile de valider qu’une transformation locale est bien intégrée et ne sera pas inversée par la renaissance du processus initial, donc ce qu’on espère être une marche lente et constante se transforme en sautillement aléatoire sur place. De plus, l’effet d’une transformation locale est parfois imprévisible. Il faut donc, à chaque pas, réviser sa stratégie, revoir le chemin restant à parcourir pour atteindre l’objectif. C’est donc un long processus qui doit être marqué par la rigueur, la rationalité et la minutie.

  • La thérapie contre les démons

    Donald hésita un peu devant l’imposante tour. Fallait-il vraiment aller voir ce vieux sorcier? Beaucoup lui en avaient dit du bien, en particulier le chevalier Jeff qui avait été non pas seulement guéri mais transformé par ses bons conseils, mais il ne croyait pas en la magie. Beaucoup de sorciers, de ces temps-ci, étaient des fourbes escrocs offrant pour toute aide des potions rendant dépendants. Et la dépendance, Donald connaissait ça, et c’était la dernière chose dont il avait besoin. Il hésita encore, puis se décida. Il ne savait plus vers qui d’autre se tourner de toute façon.

    Il entra dans la tour, gravit le long escalier menant au sommet et frappa à la porte.  Entrez, lui dit une voix. Donald poussa la porte et fit irruption dans une salle remplie de bocaux en tous genres. Au centre, il y avait une table sur laquelle trônait une boule de cristal et assis à cette table se trouvait Blackinn, le plus grand et sage sorcier du royaume.

    – Cher ami, je sens le doute en toi. Tu vois devant toi tout ce que tu craignais: la boule de cristal qui va te dévoiler un avenir sombre et mortel, des bocaux remplis de potions qui vont t’empoisonner et un sorcier qui va te mener dans les affres de l’errance. Mais si tu ouvres ton esprit un instant, ce n’est pas cela que tu trouveras ici. Ah mais faut dire que je suis fier de cette boule de cristal, je viens juste de l’enchanter et les images qu’elle projette sont tellement claires que j’en trésaille d’allégresse. Bon, assez parlé! Qu’est-ce qui t’amène ici?
    – Un grand vide, répondit Donald, ça dure depuis deux semaines. J’ai rencontré une démone bleue le mois passé et je n’arrive plus à le sortir de ma tête. Elle m’a aidé à traverser une rivière et maintenant, je l’attends, jour après jour, pour qu’elle m’aide dans mes tâches. Avant que la démone ne vienne, j’étais passeur, faisant traverser la rivière aux serviteurs du roi. Maintenant, je n’arrive plus à faire mon travail. J’ai peur quand je suis en bateau; je voudrais qu’elle soit là pour diriger l’embarcation. Même marcher commence à être dur: j’aurais envie qu’elle soit là pour me porter sur ses ailes.
    – Misère! Pourquoi n’es-tu pas venu avant? Les démons bleus sont de viles créatures qui s’incrustent dans l’esprit. Il faut traiter leur influence négative tout de suite, sans attendre. C’est encore beau que tu puisses toujours marcher, mon pauvre ami!
    – J’ai demandé l’aide de bon nombre de personnes, expliqua Donald. Jonathan le charpentier m’a proposé de solidifier mon bateau, pour qu’il tangue moins. Ça n’a pas donné grand-chose, je continuais toujours à penser à elle. J’en ai parlé à plusieurs personnes à la taverne; on m’a offert de la bière pour soulager le mal et c’était tout. Puis mon ami Jeff, chevalier du roi, m’a enseigné une technique qui a permis de chasser la démone bleue de mon esprit. Il paraît que c’est vous qui la lui a montrée.
    – Oui, mais c’était pour réguler l’amour, ça, expliqua Blackinn, le comprendre et permettre à l’esprit rationnel de reprendre le dessus et de prendre une décision correcte plutôt que de commettre une erreur de jugement, qui aurait été mortelle pour ce pauvre Jeff. La technique telle quelle doit être modifiée, adaptée, pour traiter le cas, différent, d’un démon bleu.

    – Oui mais la démone, je pensais l’aimer. Je pensais à elle, je ne cessais d’imaginer ses bras agrippant mon corps, mon corps se soulevant sous la force de ses ailes et sa voix douce et mielleuse. Je croyais être amoureux et voulais comme Jeff que ma raison puisse dicter ma conduite et non mon cœur, que je croyais frappé d’un maléfice. Ça a pris une semaine et demi. Après ça, j’allais mieux.
    – En effet, l’amour est souvent la première impression, et il faut le traiter par la méditation et la manipulation d’images mentales. Mais le processus de guérison est beaucoup plus long avec un démon.
    – Oui, j’ai cru comprendre ça, fit Donald. Après avoir cessé de penser à elle tout le temps, j’ai espéré la revoir quand même mais pouvoir simplement profiter de ses services sans me rendre fou à penser à elle après.
    – Mais elle n’est jamais revenue, même quand tu l’as appelée, pas vrai? supposa Blackinn.
    – Exactement, approuva Donald. J’en souffre, c’est incroyable! Je me sens mal, je regrette d’avoir régulé l’amour que j’éprouvais pour elle. J’ai eu du mal à dormir certaines nuits, craignant que la démone ne découvre que j’ai cherché à la sortir de mon esprit et revienne, en furie, pour me rouer de coups. Parfois, c’est si intense que j’ai envie d’aller me pendre!
    – Faire ainsi exaucerait les souhaits de la démone, aussi simple que ça, avertit Blackinn. Chaque fois que tu regrettes, chaque fois qu’elle te manque, tu lui transmets, à travers la trame métaphysique, de l’énergie, sans même qu’elle n’ait à fournir le moindre effort. Il faut couper les fils qui l’unit à toi, et je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire.
    – Comment dois-je faire, sorcier Blackinn? s’enquit Donald. Comment dois-je procéder?
    – Tu vas devoir te renforcer par l’entraînement de ton esprit. Pour vaincre un démon bleu, tu dois pouvoir résister à un démon inférieur, noir. Je vais en convoquer un pour toi et il va tenter de t’offrir son aide pour une épreuve que nous allons choisir ensemble. Il te faudra forger autour de ton esprit une barrière qui va te permettre de résister à son offre.
    – Et après, que se passera-t-il?
    – Deux possibilités. Soit tu reprendras graduellement confiance en toi et la démone bleue te laissera tranquille, parce qu’elle saura que tu peux résister à son influence future. Ou bien elle tentera un autre coup contre toi de sorte que tu devras te confronter à la démone de nouveau ou bien à une de ses semblables venue en renfort. Avec un peu de chance, ton esprit sera capable de résister et la repousser, et là tu seras guéri.
    – Ça me semble pas mal difficile comme processus, avoua Donald. Je ne suis pas certain de pouvoir y arriver.
    – Je sais, on va y aller étape par étape et tu verras que c’est possible. On va commencer avec le démon noir.
    – Et comment dois-je faire? demanda Donald. Encore de la méditation?
    – Oui. Si tu es d’accord, je vais te suggérer l’épreuve, parce que je connais les images mentales qui vont ériger ton bouclier.
    – Ok, que dois-je faire? demanda Donald.
    – La grande rivière de Gork, répondit Blackinn, tu devras la traverser avec comme unique moyen un équipement standard d’aventurier et le bâton que voici.

    Blackinn tendit alors à Donald un baguette de bois d’environ trente centimètres de long qui semblait gravée de runes anciennes.

    – Sorcier, sauf votre respect, s’objecta Donald, je n’ai aucune connaissance magique. Une baguette ne me sera d’aucun secours.
    – Ce n’est pas vraiment une baguette magique, expliqua Blackinn. J’ai raté mon coup quand je l’ai enchantée, elle ne fonctionnera jamais. Mais les démons ne le savent pas, ça va pouvoir te servir à les faire taire un peu.
    – Ok, donc je n’ai rien pour traverser la rivière, au fond, remarqua Donald, un peu choqué.
    – Exactement, approuva Blackinn. Mais tu pourras trouver, sur place, de quoi t’aider. Est-ce que cette épreuve te convient? Sinon, on peut trouver ensemble les séquences d’images mentales qui t’aideront pour ta propre tâche.
    – Non, pas nécessaire, répondit Donald, la tâche me convient parfaitement et cadre avec mon ancien métier de passeur, que j’aimerais bien reprendre un jour.
    – Bien, alors allons-y avec la manipulation d’images mentales, enchaîna Blackinn. Comme tu as fait pour ton amour illusoire, tu devras augmenter ton niveau d’énergie, puis appliquer la séquence d’images mentales. Je vais te la montrer. Lève-toi debout.

    Surpris, Donald s’exécuta malgré tout. Où Blackinn voulait-il en venir?

    – Tends le bâton, demanda Blackinn, oui comme ça. Imagine un large précipice, si large que tu ne peux sauter par-dessus.
    – Ok.
    – Maintenant, le démon, imagine-le t’offrant de monter sur son dos pour voler par-dessus le trou, indiqua Blackinn.
    – Ok, c’est bon.
    – Maintenant, avec le bâton et ton esprit, ordonna Blackinn, referme le précipice pour pouvoir passer.
    – Mais…
    – Fais-le, c’est tout, réitéra Blackinn, c’est une séquence d’images mentales. Je sais que c’est impossible pour vrai, mais ce le sera dans l’univers de ton esprit. Concentre-toi sur l’action de fermer le trou. Tu devrais ressentir des petits frissons si ça fonctionne vraiment.

    Donald essaya plusieurs fois puis crut avoir réussi.

    – Ok, c’est bon maintenant? demanda Blackinn.
    – Oui, ça y est, répondit Donald.
    – Alors parfait, fit Blackinn. Va à la rivière et trouve un moyen de traverser. Le démon noir va arriver peu après que tu aies commencé tes recherches.

    Donald alla à la rivière, commença à explorer les environs et trouva des lianes avec lesquelles il pourrait peut-être fabriquer des cordes. Il avait aperçu un gros arbre surplombant la rivière et pensait pouvoir attacher un câble à une branche et ainsi se balancer jusqu’à l’autre côté.

    À cette dangereuse idée, il ressentit une intense tristesse parce que la démone bleue aurait pu revenir et lui faire enjamber cette rivière en un clin d’œil. Comme suggéré par Blackinn, Donald se leva, tendit son bâton et referma un trou imaginaire juste devant ses pieds. Il revint à sa tâche, commençant à couper des lianes pour le câble.

    Mais ses gestes étaient imprécis. Il avait les mains gelées bien que la température était clémente. Il sentait ses jambes défaillir, prises d’un incontrôlable tremblement. Pourquoi cette tâche était-elle si stressante? Donald avait déjà coupé des lianes autrefois et les avait tressée pour se confectionner des cordes. Et pourtant…

    Le démon arriva et offrit au pauvre homme la possibilité de traverser sur son dos. Donald faillit céder mais parvint à refuser. Mais la tentation était constante et créait en lui une pression de plus en plus insoutenable. L’énergie, se rappela soudain Donald, il faut tout le temps de l’énergie pour soutenir une modification par manipulation d’images mentales. Donald lâcha donc tout ce qu’il tenait entre les mains, s’assit sur une vieille souche et entreprit de relier ses pieds à la terre et sa tête au ciel pour ensuite laisser l’énergie venue d’en haut traverser son corps jusqu’à rejoindre la terre. Lorsque Donald sentit l’énergie circuler librement, il crut avoir une meilleure prise sur sa tentation et retourna à sa besogne.

    Il parvint à tresser sa corde, en vérifia la solidité et y attacha une lourde pierre. Il lança ensuite la pierre de telle sorte que la corde alla s’enrouler autour de la branche. Le démon noir, toujours près de lui, lui rappela que c’était très dangereux, que la corde ou la branche pouvaient casser, qu’il allait se blesser et qu’il vaudrait infiniment mieux pour lui de monter sur son dos. Donald persista à refuser.

    Il enroula solidement la corde autour de son poignet et l’agrippa de sa main droite, puis se jeta dans le vide. D’abord, Donald ressentit une sourde angoisse à l’idée que la corde ne lâche ou la branche ne casse, puis cette angoisse se mua en euphorique excitation quand Donald commença à reprendre de l’altitude: la corde et la branche tenaient bon! Puis Donald découvrit qu’il pouvait utiliser l’énergie générée par l’excitation, la canaliser pour renforcer son bouclier naissant contre le démon.

    C’est d’extrême justesse que Donald s’accrocha à une paroi rocheuse de l’autre côté de la rivière. Il dut escalader la paroi avec grande précaution pour enfin atteindre un lieu sûr sur la terre ferme.

    Lorsque ce fut fait, il regarda de l’autre côté de la rive et aperçut le démon noir qui se tordait de douleur. Puis après un cri atroce, il explosa dans une affreuse gerbe de sang et de fumée. Une odeur de souffre plana même jusqu’aux narines de Donald. Fiou!

    La chose faite, Donald, comme suggéré par Blackinn, marcha une dizaine de kilomètres à l’ouest et trouva le pont désigné par le sorcier. Cela lui permit de rebrousser chemin sans avoir à inutilement risquer sa vie en retraversant la rivière. Il avait réussi, il avait vaincu le démon noir. Mais ça avait été très dur et il n’était pas certain que ce serait plus facile la prochaine fois. Il retourna donc voir le sorcier.

    – Blackinn, grand sorcier, j’ai réussi.
    – Je sais, dit Blackinn. J’avais lié ce démon à un artefact magique qui s’est détruit quand le démon a été privé d’énergie. Je l’avais ensorcelé pour qu’il ne puisse se nourrir que de ton énergie, et tu as empoisonné sa source de nourriture avec ton bouclier. C’est très bien.
    – Je trouve ça un peu cruel ce que j’ai fait, avoua Donald. Ça a l’air de lui avoir fait mal.
    – Pas grave. Les démons sont de viles créatures et celui-là n’avait aucune enveloppe humaine. Tu n’as tué personne, ne t’en fais pas.
    – Mais j’ai eu beaucoup de mal à lui résister, s’objecta Donald. Je ne suis pas certain de pouvoir le refaire quand un autre démon noir ou un bleu viendront.
    – C’est normal de douter, Donald. Je suis bien conscient que tu as gagné une bataille mais pas la guerre, et toi aussi tu l’es. Il faut garder courage et accepter que parfois, tu échoueras, mais tu as une arme, maintenant, et tu pourras résister à quelques tentations, suffisamment pour maintenir ta volonté qui a décliné et retrouver celle que tu as perdue.
    – Merci, grand sorcier, fit Donald. Je vous serai infiniment reconnaissant de votre aide.
    – C’est moi qui vous remercie, Donald, répondit Blackinn. Chaque personne aidée par la manipulation d’images mentales raffine la technique et la rend plus forte et universelle. C’est grâce à des cas comme le tien que je réfléchis plus profondément à la technique et la fais évoluer. Un jour peut-être sera-t-elle enseignée aux jeunes enfants qui pourront s’en servir pour gagner en sagesse, éviter des erreurs de jugement destructrices et peut-être, oui peut-être, pourrons-nous avoir une meilleure harmonie entre les êtres qui peuplent ce monde.
    – Oui, je l’espère bien, Blackinn. Votre philosophie optimiste est une grande inspiration, un espoir pour notre futur qui autrement serait probablement voué à la guerre sans fin.

    Donald se leva, se tourna et s’arrêta un instant.

    – J’allais oublier, dit-il, avant de poser le bâton sur la table.
    – Garde-le, il ne m’est d’aucune utilité. Ah, une dernière chose, désactive le bouclier quand t’en as pas besoin. Il gruge de l’énergie en permanence, sinon.
    – Comment je fais? demanda Donald.
    – Manipulation d’images mentales inverse, tout simplement, répondit Blackinn. Prends le bâton et utilise-le pour rouvrir le trou que tu as fermé, derrière toi, après avoir passé.
    – Ok, je vais faire ça. Un grand merci encore une fois!

    Peu après cela, Donald reprit son métier de passeur. Chaque jour, il devait dresser son bouclier pour ne pas penser à la démone bleue et chaque soir, il le désactivait pour que son esprit puisse se consacrer à d’autres activités. Cet exercice était certes exigeant, mais Donald le préférait mille et une fois à la prise quotidienne de potions qui allaient à terme détruire son esprit. Il sentait que la rémission était proche. Il avait toujours envie de revoir la démone bleue, mais pas pour l’étreindre, mais plutôt pour s’y confronter et repousser ses tentations.